les paysages tourbillonnent trop dans l’air humide et finissent par s’évanouir.
(phrase du jour)
les paysages tourbillonnent trop dans l’air humide et finissent par s’évanouir.
(phrase du jour)
sur la pointe des pieds
en cercle concentrique
aimer la stridence
lui murmurer des secrets
comme à un fantôme
ne pas se plaindre sans cesse
non, ne pas se plaindre
d’hallucinantes douleurs
ou des maux absents
s’enfuir sur les cordes
et laisser en nous
ce froid qui rêve
inspiré du morceau Rebonds de l’Album Réel de Fred Frith et Noël Akchoté
la folie du vent
excite la frustration
laissant sans mots
les maux partis loin
et pourtant encore
au creux de l’estomac.
(Journal des mots n°12, 22 janvier 2012)
tamiser sur la feuille blanche
l’or des mots
il flotte subrepticement entre les phrases
le zeste d’une vie accélérée
(journal des mots n°11, 22 janvier 2012)
l’inouï émerge de nos ratures
les mots s’effacent mais la phrase s’échappe
comme si un ange nous soufflait à l’oreille
les traces d’un paysage inconnu
(journal des mots n°10, 20 janvier 2012)
le vent est l’arme aveugle des pensées incessantes.
(phrase du jour)
même si on cherche en soi
les mots deviennent parfois
des châteaux de sable
impuissant à changer
la réalité qui se délite
(journal des mots n°9, 19 janvier 2012)
j’en ai pleuré, comme un gamin, quand je me suis posé sur ce bâteau, tout ce monde autour et la houle, légère comme une main qui berce, la gorge d’abord nouée je regardais autour de moi, premier jour en plein air depuis des lustres, je ne me souvenais plus du vent, du soleil et de la densité de l’air, les gens ne me regardaient pas comme un malade, avec ce mélange de compassion et de peur de la mort, certains me souriaient, je sentais une joie désespérée m’envahir et les larmes sont venues d’un coup quand j’ai vu ces ballons accrochés au bastingage, ce fut un moment de grâce, comme on en connaît peu dans sa vie, une épiphanie, et j’ai pleuré, comme un gamin, pendant quelques instants j’avais même du mal à respirer, mais il y avait de la joie dans ces spasmes, une plaisir à capturer l’air à plein poumon, ce fut la première photo de mes premiers pas hors de l’hôpital.
Photo du jour du 20 janvier 2012 par @gozdekenter sur web.stagram
Au détour d’un chemin, tomber amoureux d’un drôle de piaf noir sur pierre, se mettre d’abord à danser devant les passants sans soucis, chanter ensuite une ritournelle si si si joyeuse qu’elle agace et crispe les moroses, dans la rue regarder ses voisins avec l’oeil du piaf et rire parfois au risque de si si si se faire biffer par la police qui aime tant et si que tout soit lisse et triste, à force de changer de mur pour changer de paysage réussir à trouver le ramage qui aime mon plumage, ne plus bouger et changer de disque pour un contre-U si si si surprenant mais tellement rond que beaucoup zappe et ceux qui l’entendent dansent en U et gardent le visage si si si heureux le temps du passage d’un nuage