quand l’énigme a un relief
bleu pétrole
je cherche un souffle
moins explosif
cette intensité qui me donnera
l’intelligence des couleurs

d’après le photoblog Sur Lô’tre Page , inspiré de la photo Bleu pétrole

quand le monde court, tenir à cette joie de regarder à distance une frénésie bien inutile.

Piège de ces jambes qui ont cisaillé mes désirs jeux de main comme un chemin irréel vers une perte de l’état second d’innocence qui voulait encore rêver un peu à ces jeux d’ombre intouchable douceur du frisson d’attente le moment juste avant le froissement des peaux silence intensément sensuel en soi certitude d’une caresse irréversible quand l’autre coté du miroir est proche sans autre peur que la déception désastre intérieur incapable d’un reflet ou d’une ultime touche de couleur.

d’après le photoblog Lô’tre Page, inspiré de la photo Les dessous chics (2)

ne pas laisser partir un nuage sans lui avoir arracher son secret.

En ton absence, reflet
je me sens
c’est écris
je m’enivre de mots
pour oublier

je bois du noir
entre les phrases
j’entends un corps
une caresse
… d’or

d’après le photoblog Sur Lô’tre page, inspiré de la photo C’est écrit

Si beaux souvenirs, la nuit n’était pas enchantée mais les façades enjôleuses sous les lumières, artifices cachant des attraits plus violents et sulfureux, toute la ville conspirait à endormir les visiteurs occasionnels, englués dans la fascination ils se noyaient joyeusement dans les furieuses zones d’ombres, quand ils ne mourraient pas, le passant tremblait de s’y risquer à nouveau, définitivement dépendant.

d’après le photoblog Morris Taub Exposed, inspiré de la photo Nightlife

Le flot d’hiver fondait lentement
assis, je regardais longtemps,
fuir mes pensées
accrochant à ce coffre abandonné
un flot d’histoires
délicieusement tourmenté.

english

The winter flood disolved slowly
seated, I looked long
vanish my thoughts
hanging to this deserted coffer
a flood of stories
delightfully tortured

from / d’après le photoblog Morris Taub Exposed , inspiré de la photo Flood

tourbillon de sensations qui cherchent ses repères au milieu de le musique, des conversations, du froid et de l’absence de tonnerre.

Savoir pleurer

Le coeur a besoin de pleurer
sinon ce n’est qu’un muscle évidé
qui bat à peine
dans un corps sans contraste,
moins qu’une trace
morne vie
sur cette photo grise

english

Be able to cry

The heart need to cry
or else it’s a empty muscle
which beat hardly
in a body without gradation,
less than a trace
a gloomy life
on this grey picture

From / d’après le photoblog de Morris Taub Exposed, inspiré de la photo Weather

Le futur s’écroule dans ma tête, je ne comprends plus rien, le paysage qui m’entoure est étrange, que fais-je ici loin de chez moi, loin de mon travail, est-ce que je fuis, ma vie est vide,  le travail m’oblige à répéter une litanie douloureuse, plus d’argent, plus de travail, vous ne servez plus à rien mais rester encore un peu, on ne sait jamais, si ce n’était qu’une mauvaise passe, oublier vos primes, votre salaire est réduit, soyez solidaire, c’est un strict minimum, faites un beau geste, ma femme ne sait plus quoi me dire, je me plains tout le temps, je suis exécrable, mes tous jeunes enfants -mes jolis coeurs- n’osent plus m’approcher, je suis leur grand méchant ogre, j’ai le vertige quand je vois la peur dans leurs petits yeux innocents, les objets m’en veulent, ma voiture, mon ordinateur portable, mon téléphone mobile, tout conspire à me nuire, je cours loin des tracas, prenant le métro au hasard, les gens sont bizarres et leurs regards angoissants, sortir pour respirer un peu d’air non-hostile, mais le paysage est dangereux, il m’en veut, que faire? où fuir? Non, le téléphone sonne, c’est déjà l’heure? Perdre sa liberté pour si peu, il n’aurait pas fallu, c’était inévitable.

d’après le photoblog The Rip, inspiré de la photo crunch