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L’incertitude s’était brisée
Les doutes comme des fossiles à perte de vue
Les pierres de la discordes disloquées entre mes mains
une fois pour toute
aimer ses décisions sans lendemain
nettes lignes de fuite
où la parole trace la rectitude
de son engagement à mort.

d’après le photoblog Hajdu.md – Authentic Hajdu, inspiré de la photo Rocks

La plus belle ville du monde ne peut donner que cette immense sensation de solitude, le strass des lumières, les courbes des monuments, tout le passé qui pèse au coin de chaque rue historique, les belles oeuvres d’art qui nous font de l’oeil, rien n’y fait, quand ce petit quelque chose vous manque et que votre coeur dépeuplé n’attend plus rien, l’espoir est une foutaise pour faire patienter les idiots, le combat est le beau piège tendu aux héros, le renoncement est l’illusion intelligente proposée aux penseurs, que reste-t’il à ceux qui ont le courage de regarder le lendemain avec une impatience renouvelée?

d’après le photoblog Hajdu.me – Authentic Hajdu, inspiré de la photo Falaises

Sculpter le nuage
et faire saillir les reliefs
de son esprit métallique
capable de tracer à la légère
ses bleus à l’âme.

d’après le photoblog Franscico Diaz Photoblog, inspiré de la photo Rodin:Pierre de Wissant

Collage autour de BergsonJ’avais écrit toutes ces lignes et je marchais ce matin-là fort des mots étranges qui avaient envahi mon esprit. La ville en devenait floue. Je ne voyais plus très bien les gens autour de moi. Il me semblait qu’on me regardait comme quelqu’un de suranné. Tout était vertige, sensation tortueuse d’être loin de tout. Il y avait cette arcade soutenant un pont à jamais désert, y compris par les animaux et les plantes. Le Pont Maudit était son surnom…

J’entendais un peu la rumeur du monde, ce malstrom de bruits et de voix, la symphonie d’un monde hyperactif. Sortir ma montre à gousset semblait installer comme une pause surréaliste. Je traversais avec indifférence brouhaha et hyperactivité jusqu’à mon salon de thé. Je compris que c’était le début de ma fin quand je vis, posé sur la vitrine : « Fermeture définitive »

Cela aurait pu être un mauvais rêve, juste un délire pour se faire peur, mais non, mais non, mais non, c’est le spectacle de ma folie, le film détaillé de mes angoisses, des pensées insensées, la peur panique de m’envoler, de passer

au-delà

d’après le photoblog de Franscico Diaz, inspiré de la photo Pesadilla

Au fil des saisons, les mots s’accumulent
une couche épaisse et silencieuse
ils sédimentent

régulièrement je tamise
pour éviter la pourriture complexe
la noble sert parfois aux phrases les plus sombres

quand l’informe me pèse
je les saisis à pleines mains
composant des tableaux apaisants

impossible désordre
tout ce qui se dit sans conséquence
sans penser aux mots qui ont mal.

d’après le photoblog de Francisco Diaz, inspiré de la photo Winter leaves

Fuyant l’impasse du vide
l’homme s’accroche à sa vie
toujours plus haut
minérale vanité
se croire plus fort que
celui qui contemple
immobile rêveur de sommets

d’après le photoblog Jennifer Colby Photography, inspiré de la photo My Man

A la surface du coquillage
la couleur émouvante
balbutie sa caresse de lumière
soyeux halo
amoureusement impatient
dans l’attente du retour
au creux de soi
de son habitant.

inspirée du photoblog Jennifer Colby Photography, d’après la photo Swirl

Hypnotisé par cette beauté minérale
immuable regard passé, présent et futur
où tente de s’incarner dans ma tête
fureur
les pensées floues
de lointaines élucubrations

    qui voudraient s’associer

cherchent à combler l’incompréhension

statue qui me dévore

inspiré du photoblog Jennifer Colby Photography, d’après la photo Reflecting

Quel hasard
trace ces lignes de vie
en impasses
ou en apothéoses
descendre ou monter les escaliers
qui sait la joie du labyrinthe
ne pas chercher à fuir
les crocs tendres
de son destin

inspiré du photoblog de Xavier Rey, d’après la photo Ligne de vie (Perpignan, France 2008)