Archives Mensuelles: février 2009

quand la danse vient au corps
l’espoir de rire n’est plus en trop
il s’amuse de cette scintillante jubilation
les sens clairvoyants
aimer bouger l’un contre l’autre
plus qu’un prélude
une vraie implosion insensée
désir d’en finir avec la fragmentation
être deux soi

La caresse des mots rend parfois muet d’émotion.

Ce matin, dans l’hésitation du réveil,
quelques tâches de couleurs riaient sur mes pupilles
les mots joyeux disparaissaient
leur blancheur persistant à peine
quel était ce visage triste au loin
derrière le rêve

inspiré de la galarie de Cathy Cullis, d’après la peinture Wake up dreaming

Le poète scrute jusqu’à l’éblouissement ce qui affleure du volcan des mots.

le rythme est une question d’équilibre entre soi et le silence

Le soir devant mon cahier, je dis aux mots d’attendre un peu que le rêve éveillé s’achève. Les images et les sensations se succédaient comme dans un film. Je me revoyais devant ce film romantique où je m’étais sentie vivante du début à la fin comme devant ma future histoire d’amour avec ses joies, ses déceptions et ses rebondissements. En sortant la vie m’avait paru terne et flétrie.

(j’inaugure ici une nouvelle rubrique: extraits non linéaire d’une histoire en cours d’écriture ; sans lien avec des photos)

La poésie déchire parfois la part indestructible de nos âmes.

quand je me promenais autour du canal, la femme au rossignol était toujours là, sa tristesse à l’écoute de l’oiseau posé sur son épaule,

habillée comme pour un bal de l’ancien temps, la femme au rossignol marchait d’un bout à l’autre du chemin de halage, son vieux livre à reliure rouge sous le bras ne tenait qu’à un fil,

un jour, la femme au rossignol a chanté pour appeler son oiseau disparu et je ne l’ai plus revu

d’après la galerie de Cathy Cullis, inspiré de la photo Nightingale

Je me sens démuni quand tant d’oublis s’invite dans nos têtes. Je cherche une marche au-delà de la peur.

Une petite fée en bouton savait me murmurer des mots doux, ses cheveux de laine donnaient de la couleur à nos caresses, l’inspiration venait à nos étreintes, dans cet espace qui n’appartenait qu’à nous nos désirs dépassaient la page blanche, il restait encore beaucoup de joie pour le tricot de nos sentiments.

d’après la Galerie de Cathy Cullis, inspiré de la photo Love and poetry